A MEDITER - Page 6
 
"D’abord le Judo crée l’ambiance de combat qui est celle de la vie, ensuite il nous fait considérer l’« autre » non comme un « ennemi », mais comme le « partenaire » qui va nous révéler nos propres déficiences, nos lacunes, nos erreurs. Sans ce partenaire et sans le combat, nous ne pourrions pas nous révéler à nous-mêmes... Vaincre notre partenaire n’est rien, c’est nous, notre orgueil, nos peurs, nos paresses, nos dépits qu’il faut vaincre et dépasser".
J.L. Jazarin
"Dans le Budo, la notion de Sutemi est très importante. Sute : abandon. Mi : corps.
Cela signifie donc « jeter le corps, abandonner le corps".
Taisen Deshimaru
"L’esprit du zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l’occupation habituelle. Ce fut le génie du zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l’efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l’arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le bushido, code d’honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le zen fut, cette voie d’éveil, appelé « la religion des samouraï".
Taisen Deshimaru
"Le Kata reste aujourd’hui comme autrefois la source, la référence, le lien entre les générations de pratiquants qui sont ainsi assurés de toujours puiser, s’ils le désirent à l’authentique d’une tradition. Le Kata, séquence de mouvements formels où les rôles sont distribués et immuables, a, en Judo comme dans tous les arts Martiaux japonais une double fonction : garder et transmettre, à la fois, l’oeuvre et son esprit. Il a un troisième rôle : être ce moule dans lequel l’homme commence à se couler dans une rigidité apparente pour mieux, un jour, imprégné des valeurs transmises par ce cadre contraignant s’en affranchir et se recréer".
R. Habersetzer